En quoi consiste l’atténuation du risque

La couverture des risques financiers est une composante d’un processus global de gestion des risques assurantiels. La souplesse de réactivité d’une intervention sur les marchés financiers en fait un outil de pilotage à court ou moyen terme très efficace dont nous allons exposer les principales idées.

De manière générale, la gestion des risques consiste à sélectionner les risques auxquels s’exposer en raison du bénéfice à en retirer et réduire ou éliminer les risques les moins engageants. C’est une prise de positions réfléchies et maîtrisables par des techniques d’atténuation des risques de marché.

Le risque à considérer prend plusieurs formes. Le risque économique d’un actif ou d’une classe d’actifs est une exposition qui implique une perte potentielle mais réelle sur les avoirs de l’organisme d’assurance. Sous Solvabilité 2, le régulateur définit un coussin sensé amortir les pertes extrêmes telles que calibrées par le paramétrage de la directive. Cette enveloppe de risque, le capital de solvabilité requis (SCR), se traduit alors en pratique par une immobilisation de capital. La gestion financière d’un organisme d’assurance va donc principalement s’articuler autour de la performance attendue (nécessaire), du risque économique (en intégrant ceux « oubliés » par la directive), du SCR, du niveau du ratio de solvabilité (le rapport capital disponible / SCR) et la stabilité de ce ratio. Les objectifs de cette gestion consistent à maximiser le ratio et à en minimiser sa variation (maximiser sa stabilité). L’actif de l’assureur, dont la modulation est plus aisée que son passif, est le principal outil de pilotage à court ou moyen terme.

Notons, sans aller plus loin, que l’impact des normes comptables (type IFRS) doit également être pris en compte et optimisé dans la mise en place d’une solution globale des gestions des risques.

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